Avis
Sylvain Jaccard, directeur HEMU Sion


Un jalon essentiel dans le parcours des jeunes musiciennes et musiciens en Suisse

Le Concours de Riddes s’est imposé, au fil des éditions, comme un rendez-vous incontournable du paysage suisse de la formation musicale. Sa spécificité réside dans la place unique qu’il occupe au sein des concours existants : il répond à un besoin réel et clairement identifié dans le parcours des jeunes interprètes.

En Suisse, le SJMW (Concours suisse de musique pour la jeunesse) s’adresse principalement aux élèves du degré préprofessionnel et constitue une étape essentielle avant l’entrée en haute école. À l’autre extrémité du parcours, les concours internationaux sont, pour la plupart, destinés à des musiciennes et musiciens ayant atteint un niveau équivalent au master, voire engagés dans une carrière professionnelle.

Entre ces deux pôles, le Concours de Riddes comble un vide décisif. Il s’adresse en priorité aux étudiantes et étudiants des hautes écoles de musique suisses au niveau bachelor, leur offrant un cadre exigeant, stimulant et formateur, parfaitement adapté à cette phase charnière de leur développement artistique. Le concours constitue ainsi une plateforme de transition, permettant aux jeunes interprètes de se confronter aux réalités du monde compétitif, tout en restant ancrés dans une démarche pédagogique et constructive.

L’édition 2026 mettra à l’honneur quatre disciplines instrumentales : la flûte, la clarinette, le marimba et le saxophone. À travers ces choix, le Concours de Riddes affirme sa volonté de représenter la diversité des pratiques instrumentales et d’encourager l’excellence artistique dans des répertoires variés.

Point culminant de cette édition, la finale 2026 se déroulera dans la nouvelle salle de concert NODA à Sion, lieu emblématique qui incarne le dynamisme et l’ambition culturelle du Valais. Les finalistes auront l’honneur de se produire avec l’Orchestre de l’HEMU (Haute Ecole de Musique VD VS FR), offrant ainsi aux candidates et candidats une expérience artistique de tout premier plan, comparable aux exigences rencontrées dans les grandes étapes de la vie professionnelle.

Par son positionnement unique, la qualité de son encadrement artistique et son ancrage dans le tissu musical suisse, le Concours de Riddes joue un rôle essentiel dans l’accompagnement des jeunes talents et contribue activement à la vitalité et à la relève musicale du pays.

Damien Bachmann (11.05.2016)


Je tiens à vous remercier pour l’organisation et l’excellent déroulement du concours !!!

J’ai eu beaucoup de plaisir à y prendre part. Le prix que j’ai obtenu est très important pour moi. C’est un concours en Suisse et il y en a peu. Et en tant que Suisse, je suis persuadé que cela m’ouvrira quelque portes…
J’ai également beaucoup apprécié le fait de jouer en soliste avec l’orchestre de la hemu. C’était un peu la cerise sur le gâteau!
En tout cas, bravo à vous aussi!
J’espère à bientôt et au plaisir de vous revoir.
Amitiés
Damien

Isabelle Schnöller


Merci beaucoup pour l’envoi de ce charmant CD à l’occasion du 20ème anniversaire du concours.12 ans sont passés depuis que j’y ai participé; c’était un moment très important pour moi et mon avenir et je vous souhaite plein d’enthousiasme et de courage pour continuer avec cette institution qui peut aider tellement les jeunes musiciens.

Ivan Podyomov


Merci. C’était si agréable et fantastique à Riddes, qu’on ne peut pas oublier

Giukia Matteucci


Thank you very much. The Musical Concours of Riddes is a beautiful experience for the very good organization and for the hospitality

Philippe Savoy (12.5.1996)


Messieurs les membres du Comité du 18ème Concours National d’Exécution Musicale de Riddes,Ce n’est pas sans émotion que je vous fais parvenir ce petit mot. Richard Wagner a dit : « La musique n’exprime pas la passion ni l’amour ni la nostalgie d’un individu dans une certaine situation, elle est au contraire la passion, l’amour, la nostalgie même. » C’est certainement avec une idée semblable que vous avez travaillé avec acharnement pour la réussite du 18ème Concours de Riddes. Même les déçus ne pourront jamais oublier cette motivation que nous donne la musique et recommencer ainsi, afin de s’approcher encore plus de la passion et de l’amour décrit par Wagner. Quant aux « gagnants », ils peuvent se réjouir d’avoir partagé un message peut-être plus « apprécié » !
Mais surtout, tous ces instants de stress, de passion, de nostalgie, de calme… nous les devons à une organisation digne de 1ers prix !
C’est donc pour ces moments pendant lesquels nous avons pu nous « libérer » des contraintes quotidiennes que je vous envoie mes plus vifs remerciements. Dans l’attente de vous revoir, je vous envoie mes meilleures salutations !

Virtuosité et amitié


Voilà déjà 23 ans que le Concours National d’Exécution Musicale de Riddes (CNEM) permet, année après année, à de nombreux musiciens de se rencontrer pour le plaisir de la musique et celui de l’adrénaline de la compétition.
En 1977, le premier Concours National voit le jour sous l’impulsion du professeur Henri Bujard qui eut le courage et l’audace d’organiser cette manifestation dans une commune rurale comptant à l’époque moins de deux mille habitants.
Grâce au patronage de la Commune de Riddes, à l’aide de l’Etat du Valais, et plus tard au soutien de la Loterie Romande, de la Fondation Langart et de la Radio Suisse Romande « Espace 2 », le CNEM a connu chaque année un succès grandissant.
Si la commune n’a elle pas vu son recensement exploser, le Concours de Riddes est devenu au fil des ans un des rendez-vous les plus importants de Suisse pour les musiciennes et musiciens pratiquant la clarinette, la flûte, la trompette, le trombone, le cor, le saxophone, le hautbois, le basson, les percussions ainsi que des formations de musique de chambre.Lors de chaque édition, un comité musical composé notamment de Monsieur Eric Lavanchy désigne 4 ou 5 catégories et s’empresse d’établir le menu du concours.
Une épreuve préliminaire (comportant une oeuvre imposée et une oeuvre de choix) ainsi qu’une épreuve finale permettent aux jeunes artistes de connaître un avant-goût des concours internationaux en plusieurs épreuves auxquels ils seront peut-être amené à participer plus tard.
Bénéficiant de l’appréciation d’un jury composé de professeurs enseignants dans les écoles ou conservatoires supérieurs ainsi que d’un accompagnement de qualité assuré par Messieurs Ulrich Koella et Nigel Clayton, les participants n’ont qu’à se réjouir de faire de la belle musique, car à la Vidondée (la salle du concours) tout est mis en oeuvre pour que le climat soit amical bien qu’exigeant d’un point de vue musical.

Karl Salzgeber : Conseiller culturel de l’Etat du Valais

Que pensez-vous du Concours de Riddes ?

A priori je ne suis pas partisan des concours dans les domaines artistiques. Comment évaluer, juger, classer des prestations musicales sans être subjectif ? Comment mesurer avec des notes et des chiffres, donc avec des formules quantitatives, des valeurs essentiellement qualitatives ?

Pourtant dans le cas du concours de Riddes, je suis convaincu de l’importance d’une telle initiative. J’apprécie tout particulièrement le fait qu’elle soit née en dehors des grands centres et que, grâce à cette implantation locale, elle ait pu mobiliser le dynamisme et même l’enthousiasme de toute une équipe de musiciens – amateurs, qui collaborent étroitement avec des professionnels et avec des gens de radio.

Qu’est-ce qui vous paraît le plus intéressant dans ce concours ?

Je soulignerais en priorité sa valeur exemplaire. En exigeant des concurrents un haut niveau de musicalité, les organisateurs offrent aux musiciens amateurs, particulièrement nombreux dans ce pays, des exemples d’un très haut niveau. Il ne faut pas croire que cela décourage des amateurs : le nombre étonnant de professionnels valaisans, spécialement dans les instruments à vent, prouve que la recherche de qualité – oserais-je parler de perfection? – conduit nos musiciens à progresser, à travailler, à franchir des obstacles techniques, à viser la performance et à se dépasser. Par un phénomène d’osmose artistique facilement compréhensible, c’est toute l’échelle musicale valaisanne qui progresse : les très bons deviennent excellents, et les médiocres ont envie de progresser et de devenir bons …

Si le conseil de la culture a soutenu d’emblée une telle initiative, c’est en voyant dans ce concours une manière très efficace de favoriser un progrès, une élévation du niveau qualitatif de notre vie musicale.

En outre, dans un temps où l’on cultive à l’excès des vedettes, où certaines d’entre elles font croître leurs prétentions financières jusqu’à l’indécence, il faut souligner l’importance de la gratuité, et en même temps l’idéal de qualité qui caractérise aussi bien la musique pratiquée par les amateurs que celle des jeunes professionnels qui n’ont pas encore eu le temps ou la chance ( la malchance?) de devenir des champions.

Je souhaite que le Concours de Riddes continue à se développer, grâce à l’appui intelligent et efficace de la Radio romande et à la générosité de divers sponsors, mais surtout grâce à l’enthousiasme et au dynamisme des responsables locaux. Le prix accordé régulièrement par l’Etat du Valais constitue un signe de l’intérêt porté à ce concours par le Conseil valaisan de culture.